Vendredi 27 janvier 2006
SUPPRESSION DES SUBVENTIONS AGRICOLES.





SUPPRESSION DE LA PAC.


http://www.confederationpaysanne.fr/article.php3?id_article=663

La PAC représente 50 milliards d'euros par an soit 45% du budget européen.

La France recueille à elle seule 9,4 milliards d’euros, soit 21% des aides allouées par la PAC.

La PAC favorise les grandes exploitations (5 milliards d’euros sont affectés à la production de céréales) au dépend des petites.

50% des aides de la PAC sont affectées à la production de céréales, contre à peine 3% pour la production de fruits et légumes.

Les 10 exploitations les plus aidées reçoivent plus de 11000 euros (11322 exactement) par jour. Dans le même temps, 2,8 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour.

L’an dernier, le plus gros bénéficiaire de la PAC a reçu plus de 866 000 euros ; 2500 exploitants français ont perçu plus de 100 000 euros de subventions chacun, tandis que 182 270 exploitants ont eu moins de 5000 euros chacun.

Une ferme disparaît toutes les 15 minutes dans l’Union européenne à 15. En France, une exploitation disparaît toutes les 20 minutes.

http://www.liberte-cherie.com/a854-Il_faut_supprimer_la_PAC.html

En effet, en renchérissant les produits agricoles, la PAC impose une ponction sur le revenu des consommateurs européens (qui vient s'ajouter aux impôts payés qui viennent directement alimenter la PAC).

On pourrait dire cependant que ce renchérissement ne constitue qu'un transfert : ce que les consommateurs paient, les agriculteurs le touchent. Sauf que dans l'opération, se crée une perte (due à la réduction du volume échangé) que les économistes appellent "perte sèche" qui n'est touchée par personne.

Par exemple, aux USA, les subventions sucrières rapportent 1 milliard de dollars chaque année aux producteurs, pour un coût de 1.9 milliard de dollars pour les consommateurs : la différence (900 millions de dollars) est la "perte sèche" qui n'est perçue par personne. En Europe, cette perte sèche due aux subventions agricoles est de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros au total

il est certain cependant que parmi les "pauvres paysans" (comme disait Fernand Raynaud) qui bénéficient des aides les plus importantes, on trouverait la famille princière de Monaco (grands propriétaires terriens sur le territoire français) ou les élevages de chevaux de Lagardère.

Ce système est incroyablement pervers : en versant des miettes à l'essentiel des petits agriculteurs ne faisant que peu de bénéfices (et qui sans la PAC se trouveraient en perte), il s'attire la sympathie autour de la personnalité du "petit agriculteur", ainsi que de la main d'oeuvre abondante pour remplir des préfectures de fumier au cas ou il faudrait faire le coup de main; dans le même temps, l'essentiel des versements est concentré sur quelques bénéficiaires déjà fortunés qui sont ceux qui tirent réellement avantage du système.

La PAC est aujourd'hui un fiasco intégral, incapable d'atteindre ses objectifs, pour un coût élevé, et inégalitaire.

En Europe, son poids énorme dans le budget nuit à d'autres priorités; dans les négociations commerciales internationales, la position européenne (en réalité française) est de plus en plus intenable, empêchant des accords commerciaux qui bénéficieraient à de nombreux secteurs d'activité;

Comme on l'a vu précédemment, cette protection nuit aux pays en voie de développement à revenu intermédiaire, comme l'Argentine et le Brésil.

http://www.aedev.org/article.php3?id_article=489

En 2001, le montant total des aides accordées à leurs agriculteurs par les pays riches, Etats Unis, Europe des 15, Japon, s'élevait à 311 milliards de dollars, soit 7 fois autant que l'aide au développement, ou encore l'équivalent du PIB de toute l'Afrique subsaharienne. Cette aide des pays riches à leurs agriculteurs n'a cessé de s'accroître, alors même que leur nombre diminuait. Le secteur agricole concerne dorénavant moins de 5% de la population active des pays du Nord, alors qu'il occupe plus de 50%, des actifs du Sud et représente la plus grande partie de leur PIB. [3]

En juin 2002 se tenait à Rome le sommet de la FAO [8]. Le ministre brésilien de l'agriculture affirmait : "Si nous éliminions les subventions agricoles pendant seulement 24 jours, nous éliminerions la faim dans le monde" .

Le "protectionnisme vert" des pays riches, bien peu libéral, génère en plus un désastre environnemental. Il encourage un productivisme qui à son tour engendre pollution, épuisement du sol. Mais ceci est une autre histoire… Il reste que la majorité des pays en développement n'ont pas leur souveraineté alimentaire, et n'accapareraient aujourd'hui que 35% des exportations agricoles contre.. 40% en 1961. Une réforme de la PAC devrait intervenir en 2006. Elle ira dans le sens de l'allégement des subventions agricoles, car l'UE subit une triple pression : un budget trop lourd à porter, l'élargissement aux pays candidats d'Europe centrale et orientale, et les engagements pris à Doha, qui valent aussi pour les Etats Unis. L'orientation prise par le sommet franco-africain 2003 serait-elle annonciatrice d'une attitude nouvelle devant les injustices d'un monde changeant, qui cherche encore ses marques ? Rendez-vous à Evian, afin de vérifier si l'essai a été transformé.

http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=A&Id=1567

Mais la France est actuellement le second exportateur mondial de produits agroalimentaires et les lobbies agricoles, notamment la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) et les Chambres d’agricultures régionales, savent utiliser cet arguments pour faire pression sur le pouvoir en place.





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Par bonnesidees2007 - Publié dans : AGRICULTURE
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